octobre 24, 2018

Casablanca – Mardi 23 Octobre2018, Monsieur Mohammed YOUSFI, Directeur Général de l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique, a co-présidé, avec Monsieur Rachid TAHRI, Président de l’Observatoire Marocain de la Compétitivité Logistique, un point de presse consacré à présenter les principales évolutions du secteur logistique au Maroc.

Lors de ce point, Monsieur YOUSFI a mis en exergue les importants acquis réalisés dans le secteur logistique au Maroc depuis le lancement de la stratégie logistique nationale qui a connu une réelle dynamique sur plusieurs niveaux.

En matière de développement de l’immobilier logistique, le Directeur Général de l’AMDL a précisé que le Maroc dispose aujourd’hui de près de 600 hectares aménagés de plateformes logistiques modernes à Casablanca, Tanger et d’autres régions.

Monsieur YOUSFI a également évoqué le travail considérable qui a été mené pour assurer une large syndication des acteurs intervenant dans la mise en œuvre de la stratégie logistique nationale et qui a débouché sur l’élaboration d’un ensemble de plans d’actions sectoriels pour le développement de la formation et l’amélioration des principales chaines logistiques du pays (import/export, distribution interne, matériaux de construction)sur la période 2014-2020.

En outre, et toujours dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie logistique marocaine, Monsieur YOUSFI a mis l’accent sur le programme spécifique « PME-LOGIS » qui a été lancé en octobre dernier pour la mise à niveau logistique des PME. Ce programme vise à faire émerger des logisticiens intégrés et à moderniser les pratiques logistiques au sein des PME. Il offre plusieurs possibilités d’accompagnements technique et financier de l’Etat, notamment en matière de diagnostic de la fonction logistique au sein de l’entreprise, de déploiement de projets d’externalisation logistique et de développement des systèmes d’information logistiques, ainsi qu’en matière de certifications et de formations dans les métiers logistiques.

Par ailleurs, le Directeur Général de l’AMDL a souligné que l’investissement dans les infrastructures et services logistiques porté par le Ministère de l’Equipement, du transport, de la Logistique et de l’Eau et ses établissements publics sous tutelle ainsi que par les prestataires logistiques privés s’élève à près de 32 milliards de Dhs en 2016, soit 10.4% de la formation brut du capital fixe (FBCF), pour le développement de la logistique au Maroc.

Pour sa part, et dans le même élan, Monsieur Rachid TAHRI, Président de l’Observatoire Marocain de la Compétitivité Logistique a exposé en détails et chiffres les principaux indicateurs d’évolution du secteur logistique. En termes de développement du tissu des opérateurs du secteur, le marché national a connu depuis 2010 l’installation de nombreux groupes internationaux et un développement significatif des opérateurs marocains. En effet, durant la période 2010 à 2016, on note une évolution de 40% du nombre de création d’entreprises totalisant 12 000 créations d’entreprises sur la même période.

Monsieur TAHRI a précisé que la valeur ajoutée globale générée par les activités de transport et de la logistique, en combinant à la fois les opérations réalisées par les prestataires logistiques et leurs effets indirects d’une part, et les opérations logistiques réalisées in-house d’une autre part, s’élève à près de 45 milliards de dirhams, soit 5,02% de PIB du Maroc en 2016.

Le président de l’Observatoire a également souligné qu’au niveau de l’emploi, les opérations de transport et de logistique englobent environ 445 000 emplois, soit 4,18% de la population active occupée du Maroc. En outre, le secteur de la logistique a contribué directement de 24 000 emplois nets durant la période allant de 2010-2016 soit une part de 9% de l’ensemble des créations au niveau nationale. Le volume de l’emploi au niveau du secteur évolue en moyenne annuelle de 2,4%.

Pour conclure, Monsieur TAHRI a mis l’accent sur les résultats de l’Indice de Performance Logistique (IPL) qui classe le Maroc à la 109ème position du classement sur une liste de 160 pays, perdant 23 positions par rapport à son classement en 2016.

Dans ce cadre, le président de l’OMCL a tenu à présenter certaines anomalies relevées suite à un examen des résultats de l’édition 2018 de l’IPL, qui font que la vocation de ce classement en tant qu’outil d’appréciation et de prise de décision soit une orientation à prendre avec beaucoup de réserve. Les principaux points soulevés se rapportent principalement à la subjectivité de l’enquête, la non représentativité de l’échantillon et la contradiction des résultats de l’IPL avec d’autres indicateurs de la Banque Mondiale et d’autres indicateurs similaires.

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